Publicité

Début d'une série de conférences célébrant les 20 ans de TOP CONGO

Début d'une série de conférences célébrant les 20 ans de TOP CONGO
"Ce cycle de conférences sur des sujets pointus avec des acteurs majeurs, en communion d'esprit et de réflexion avec le commun de leurs semblables, reflètent ces envies de développement, de prospérité et de connaissances qui nous caractérisent", a affirmé, Christian Lusakueno, patron de TOP CONGO FM, souhaitant la bienvenue aux auditeurs, téléspectateurs et autres personnes désireuses d'y assister au Pullman Kinshasa.

Cette série de conférences a débuté avec le Panel Droit de succession et héritage en RDC, comment pérenniser les œuvres dans les temps après la mort ? 

Me Willy Wenga a notamment expliqué ce que prévoit le code de famille par rapport aux biens en cas des décès.

Pour lui, "quand quelqu'un meurt, il peut n'avoir rien dit sur l'avenir de ses biens. Dans ce cas, la succession est sans testament. Mais il y aussi la succession testamentaire. Dans ce cas, le testament doit être authentique, écrit ou verbal. La personne qui fait son testament peut le modifier avant de mourir. Lors que dans une succession, il n'y a qu'une seule maison, par exemple, seuls les enfants y auront droit ".

3 régimes matrimoniaux 

Invitée à parler de régimes matrimoniaux, Marie-Chantal Kimanu, conseillère à la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe rappelle que "devant l'officier civile, il y a 3 régimes matrimoniaux don't la communauté universelle où c'est du 50/50. On se partage les biens à moitié, il y a aussi la séparation des biens où chacun conserve ses biens. Il y a aussi la communauté de biens où tous les biens acquis avant et pendant le mariage appartiennent à tous les conjoints. Enfin, il y a la communauté réduite aux acquêts où on ne met en commun que ce qu'on commence à acquérir dans le mariage".

Malheureusement, il se constate que "maintenant ce sont les enfants qui s'entretuent entre eux, quand l'un des parents meurt".

Avocate près le barreau de Kinshasa/Matete, Me Belinda Luntandila, exhorte les uns et les autres à "aller au Tribunal pour obtenir l'acte d'adoption. C'est une procédure judiciaire. Si vous vivez avec un enfant, il n'est pas dans la succession. Dans le code de la famille, il y a affiliation, mais aussi filiation. Il y a 4 catégories d'héritiers".

Elle insiste sur le fait que "nous avons notre culture et la loi. Il faut confronter les deux. Vivre ensemble, ce n'est pas le mariage, moins encore la bénédiction nuptiale. Pour bénéficier d'un régime matrimonial, un mariage doit être enregistré à l'état civil. Cela se fait quand on signe le registre, mais, il y a aussi la possession d'état d'époux. C'est quand vous avez vécu ensemble et qu'il y a des témoins qui savent que vous avez vécu ensemble".

Panéliste également, le président du Syndicat autonome des magistrats du Congo (SYNAMAG), le procureur Edmond Issofa, parlant de l'interventionnisme du Parquet dans les conflits successoraux, rappelle que "la succession est une matière civile. Le Parquet n'intervient que quand il y a des conflits. Faire enregistrer son mariage va diminuer le problème. Il est conseillé aux époux de procéder aux inventaires des biens qu'ils avaient avant le mariage. Le Parquet intervient quand les successibles commettent des faits infractionnels. La liquidation d'une succession devrait être une histoire à régler à l'amiable, selon l'esprit du législateur".

Quid de la lutte contre la corruption ?

Deuxième et dernier panel de la journée de mardi, lutte contre la corruption, rêves ou réalités ? Quelles sont les retombées des efforts annoncées, a connu notamment la participation de l'Inspection générale des finances (IGF) et l'Agence de prévention de lutte contre la corruption (APLC).

3 personnalité de l'IGF, Herman Iyeleza a notamment que "depuis 3 ans, l'IGF a choisi de dire ce qu'elle fait et communiquer sur les résultats".

Pour lui, "celui qui est corrompu ne le fait pas par plaisir. Il pense qu'il a un besoin, une occasion et il pense qu'il ne sera pas attrapé. Ce que nous devons changer est que la personne qui veut corrompre puisse avoir peur de le faire puisqu'elle finira mal".

Des notions de lutte contre la corruption dès la maternelle

Beny-Laure Kamwiziku, coordonnatrice adjointe chargée de la détection, prévention et administration de l'Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption rassure que "l'APLC ne communique pas sur les affaires en cours. Nous ne parlons pas de nos investigations. Mais, la lutte contre la corruption est une réalité. Depuis que  nous sommes là, nous avons doté notre pays d'une stratégie de lutte contre la corruption. Elle nous permet d'attaquer secteur par secteur la corruption".

Elle révèle que "nous avons pris l'initiative d'intégrer dans notre système éducatif des cours ou des modules de lutte contre la corruption. En septembre, quelques écoles veulent déjà mettre en œuvre dès la maternelle la notion de la lutte contre la corruption".

Beny-Laure Kamwiziku se réjouit parce que "la corruption recule. Nous avons déjà reculé de 3 points. L'APLC a le rôle de coordination de toutes les structures qui travaillent dans la lutte contre la corruption. Nous sommes en train de plaider pour une loi spéciale anti-corruption. Nous voulons que la qualité de l'auteur de l'infraction ne joue pas. Nous voulons que l'infraction de corruption devienne imprescriptible. Nous réunissons les preuves et nous les amenons au Parquet. L'ordonnance nous donne le droit de suivre les affaires que nous avons transférées aux Parquets sans empiéter sur leur indépendance".
Publicité
Publicité

Thématiques

Divertissement

Santé

Sport

International

Culture

logo

Retrouvez la radio en direct, toutes vos émissions en replay, et tous les podcasts sur l’application mobile Top Congo FM.

© Copyright Top Congo 2025. Tous droits réservés.