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L'adjudante Sarah Ebabi Bonga condamnée à 12 mois de servitude pénale avec sursis pour une photo publiée sur TikTok

Le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Gombe a rendu son verdict, ce mercredi 29 octobre 2025, dans l'affaire très médiatisée impliquant l'adjudante Sarah Ebabi Bonga Koli, des Forces Armées de la RDC (FARDC). La militaire, poursuivie pour avoir diffusé sur TikTok des photos d'elle en tenue militaire et en train d'embrasser son futur époux, a été condamnée à 12 mois de prison assortis d'un sursis de 12 mois.
Cette décision du tribunal est intervenue après l'audience de plaidoiries tenue la veille où l'enjeu était de taille. Le ministère public avait requis une peine de dix ans de servitude pénale principale contre l'accusée, arguant d'une violation grave des consignes de la hiérarchie militaire.
Violation d'un télégramme interdisant les publications non autorisées
L'acte d'accusation reposait sur la diffusion de clichés de l'adjudante en tenue militaire sur le réseau social TikTok. Ces publications sont considérées comme une infraction à un télégramme de l'État-major général daté du 23 décembre 2021, qui interdit formellement aux militaires de publier des images, des selfies ou des vidéos non autorisées, susceptibles de « porter atteinte à la dignité et à la crédibilité des FARDC ».
Face à ce sévère réquisitoire, la défense de l'adjudante Ebabi Bonga a plaidé l'acquittement.
Plaidoyer de la défense : une publication à son insu
Prenant la parole en dernier, l'adjudante a clamé, avec émotion, son innocence. Elle a formellement démenti avoir publié ces images elle-même, affirmant que les photos, prises lors d'une séance privée en vue de son mariage, avaient été diffusées sans son consentement par le responsable du studio photo.
« Acquittez-moi mon major, je ne peux pas déshonorer l'armée que je sers depuis 10 ans. Je n'ai pas l'intention de violer les consignes de ma hiérarchie » , a-t-elle déclaré.
Évoquant l'imminence de son mariage, avec 400 invités attendus, elle a supplié le tribunal : « Je dois me concentrer sur ce grand événement de ma vie, qui fait également la fierté de l'armée. Je vous demande donc de me relâcher, je suis innocente ».
Le verdict final, qui se traduit par une peine de prison théorique non exécutée, apporte une conclusion plus clémente à une affaire qui soulève la question de la discipline militaire à l'ère des réseaux sociaux, tout en reconnaissant les circonstances atténuantes soulevées par la défense.
Auteur

Dieumerci Lusakumunu
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