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Le Président de la République ne m'a jamais de directive (Bosembe)

Le Président de la République ne m'a jamais de directive (Bosembe)

"Depuis que je suis Président du Csac, je n'ai jamais un appel du Président de la République pour donner une quelconque directive (...). Je n'ai (pas non plus),jusque-là, reçu l'appel d'aucun (autre) dirigeant congolais, membre du gouvernement (soit-il) ou (d'un type) de la sécurité pour me dire fais ceci, fais cela. Personne", affirme, sans sourciller, Christian Bosembe, interrogé sur la "liberté" dont il jouit en tant que Chef d'une institution d'appui à la démocratie, vis-à-vis notamment de celui qu'il l'y à placé.


Et de clamer haut et fort: "Nous sommes le Csac (Conseil supérieur del'audiovisuel et de laCommunication), on va dire, le plus indépendant qui puisse exister"

Et ce, non pas par notre fait, "mais parce qu'on n'a pas trouvé un environnement hostile", justifie-t-il.

"Figurez qu'on a sanctionnées les chaînes rwandaises, elles ne sont pas reconnectées à ce jour", lance-t-il pour ainsi démontrer l'étendu de sa "marge de manœuvre".

Serment d'ingratitude
Mais n'était-ce pas parce "celui qui peut donner des directives", n'a pas encore eu besoin de le faire ?

"Il y a des gens qui sont nés libres et d'autres qui ont besoin de la liberté...je suis de la première catégorie", lance Christian Bosembe, en guise de réponse à cette interrogation.

"J'ai un serment d'ingratitude vis-à-vis du Chef de l'État", formule-t-il.

On a agressé la République

À propos de son agression à Paris par des personnes identifiées comme "combattants" (opposants au l'administration Tshisekedi, vivant en Europe), le Président du Csac, se veut nuancé  : "
Je pense (...) que ça n'est pas moi mais la RDC qui a été  agressée".

"Et puisque c'est la République qui a été agressée, c'est à la République d'essayer de faire en sorte que je sois le dernier officiel à être frappé. Au besoin, le dernier congolais à être tabassé comme ça", plaide-t-il.

Pour ce faire, "il faut traiter avec la France", suggère-t-il. "Il faut que la France dise clairement ce qu'elle veut", martèle-t-il a avant de schématiser : " Nous devrions, par la suite, montrer notre détermination. Après, il faut entamer un dialogue avec les autres  (combattants). Il faudrait les écouter, (et surtout pas)les repousser.  Si leurs revendications se trouvent être raisonnables, on peut y accéder sans problème", note celui qui, certes, a porté plainte après son passage à tabac mais seulement "à titre indicatif".

Un brin Philosophe,

"Il faut comprendre que dans notre pays, nous avons cette composante là. Des personnes qui ne peuvent pas discuter sans se toucher", lance, un brin philosophe, l'ancien journaliste.

"Il y en a qui ont encore la maladie de la différence.
Mais après, je pense, humblement, que la liberté est une question congénitale.On est avec la liberté.
Mon coeur n'a pas de place pour la haine et mon esprit n'a pas de place pour la rancune.
Parfois, j'ai pitié pour les agresseurs parce qu'ils sont parfois emportés par un esprit beaucoup plus qu'eux et il faut prier afin que malheur ne leur arrive pas", lance celui qui, visiblement, a pardonné cet acte ignoble.

Au final, "c'est au gouvernement de définir la ligne parce qu'il ne s'agit pas d'un citoyen lambda mais d'un Chef de corps (que l'on a frappé). Si nous n'intégrons pas cette dimension que c'est l'État qui est menacée et quil lui revient de prendre des mesures, alors on ne résoudra pas le problème", prévient, enfin, Christian Bosembe. 

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