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Les médias non en règle seront fermés d'ici la fin de l'année (Bosembe)

"Les médias qui ne sont pas en ordre seront fermés tout simplement. On n'hésitera pas un seul instant là dessus", annonce le Président du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la Communication (Csac).
Cependant, pour l'heure fait-il savoir, "nous sommes préoccupés par les questions électorale alors que remettre de l'ordre dans le secteur des médias, nous prendra jusqu'à 8 à 9 mois. (Toujours est-il qu')avant la fin de l'année, tous les médias qui ne sont pas en ordre seront fermés. C'est sûr et certain et ça sera sans procès", souligne-t-il.
"Les médias doivent se conformer parce qu'on n'est pas en train de célébrer l'anarchie", lance-t-il encore.
Corriger les réseaux sociaux
Toujours dans cet élan annonce le Présiden du Csac, "nous allons mettre en place une directive (...) qui va finalement corriger le contenu des réseaux sociaux. Je suis très convaincu qu'il n'y aura plus de bavure parce que celles-ci seront sanctionnées. Nous voulons offrir à notre population, un espace (moralisé)", clame Christian Bosembe.
Formation et professionnalisation
En outre, le Président de l'organe régulateur de l'audiovisuel congolais qui tient à allier sanctions et pédagogie, assure qu' " il n'y aura pas de média sans textes"
" Nous allons offrir la constitution à tous les rédactions parce qu'il faut dire aux médias que la liberté dont vous jouissez, n'est pas un cadeau, elle est constitutionnelle", dit-il.
"On va leur donner le code pénal pour que le journaliste sache que parler en mal de quelqu'un est une infraction. Pour qu'il sache que la diffamation, les imputations dommageables, les attaques personnelles sont des faits infractionels, on va leur donner la déontologie du journaliste pour qu'il se rappelle qu'à chaque qu'il parle, il doit respecter sa déontologie. On donnera la loi du Csac pour qu'il comprenne qu'il ne s'agit pas d'un service policier mais plutôt un service régulateur. Les rédactions vont donc avoir un arsenal de textes juridiques pour ne plus prétexter erreur. Et ça sera probablement dans les 2 à 3 mois qui viennent", indique Christian Bosembe.
En outre, "il y aura des formations jumelées et séquencées. Les journalistes auront leur formation et les techniciens la leur. Et ça dépend d'où ça va se passer, au Congo ou ailleurs", fait-il savoir.
Et d'insister :"Le but n'est pas d'apprendre aux journalistes ce qu'ils ne savent pas, c'est de leur rappeler ce qu'ils savent déjà mais à cause de l'usure, des conditions, ils sont appelés à faire autre chose".
Quant "aux politiques qui ont des médias, nous allons leur demander de définir une ligne éditoriale et de laisser les journalisme être fait conformément à la loi et aux règles. Parce que si vous êtes politicien et que vois êtes à la tête d'un média, celui-ci doit être porté par quelqu'un de la presse. Le Directeur général, par exemple, doit être un journaliste ou quelqu'un du domaine", explique le Président du Csac.
Changer la grille des programmes
D'ailleurs, Christian Bosembe envisage de faire évoluer ou carrément "changer la grille des programmes" des médias congolais.
" On va vous dire, par exemple, dans ce que vous faites, quel est l'intérêt du pays, de notre culture. On vous dira, n'essayez pas de donner la parole aux rebelles ou aux extrémistes, n'essayez pas de diffuser des appels à la haine et désobéissance civique", entrevoit-il.
De toute façon comment expliquer, "dans ce pays de plus de 600 chaînes de télévision, qu'on puisse avoir plus de 2000 émissions qui ne parlent que de politique! N'y a-t-il que de la politique dans ce pays?", s'interroge-t-il sous ses habits de " réformateur".
"Pourquoi ne parle pas t-on de la faune, flore, de l'éducation ?
Nous militons pour qu'on donne des subsides aux médias congolais mais cela ne sera réservé qu'à ceux qui respectent la loi, qui ont tous les documents possibles et dont la grille des programmes respectent le pourcentage accordé à l'éducation et la culture", prévient Christian Bosembe, qui reste certes "convaincu qu'aux médias pauvres, on ne peut pas demander plus, mais la pauvreté ne peut excuser à elle seule, la médiocrité", lâche-t-il.
Auteur

Eric Lukoki
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