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Liberté de la presse, « le modèle antidémocratique Rwandais ne sera jamais exporté chez nous » (Muyaya)

"Les terroristes du M23, dans leurs barbaries dans la guerre d'agression Rwandaise, ont commis des atteintes graves à la liberté de la presse. La RDC ne sera jamais le Rwanda où il n'existe aucune voix dissonante, où n'existe aucune presse libre, où sont éteintes toutes les voix qui pensent le contraire du régime tyrannique de Kagame. Ce modèle antidémocratique ne sera jamais exporté chez nous", rassure le ministre de la Communication et Médias, en présence du Chef de l'État, des présidents du Conseil supérieur de l'audiovisuel et de la communication (CSAC), de l'Union nationale de la presse du Congo (UNPC), de l'ONG Journalistes en danger (JED) et plusieurs autres associations de journalistes à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la liberté de la presse.
Parlant de la salubrité médiatique, Patrick Muyaya annonce que "nous allons procéder à la déconnexion des éditeurs des programmes non en règle et à la connexion de ceux qui le sont ainsi qu'à la déconnexion de ceux qui émettent encore en analogie".
Cela sera fait "à l'expiration du délai légal de 15 jours qui courent jusqu'au 9 mai 2023, après la première phase du contrôle de conformité administrative et documentaire des éditeurs de programme et de société de télédistribution pour Kinshasa (qui) a été bouclée par la commission permanente ad hoc".
Il rassure par ailleurs que "l'application stricte de ces mesures ne viendra pas museler la liberté d'expression, mais de conformer les usagers du secteur aux exigences qu'impose l'exercice de ce beau métier. Nous aurons l'occasion de faciliter l'identification des médias qui seront éligibles à l'aide directe prévue par la loi".
Innovations de la nouvelle loi sur la presse
"L'impératif de la salubrité médiatique a été le fil conducteur de notre travail durant l'élaboration de cette loi. Le premier changement majeur est que cette loi évite l'infiltration en amont dans la définition même du journaliste professionnel", indique Patrick Muyaya .
Qui rappelle que "l'article 3 de cette loi stipule : est journal toute personne diplômée d'une école de journalisme reconnue par l'État congolais et dont l'activité principale, régulière et rétribuée consiste à la collecte, au traitement et à la diffusion de l'information. Toute personne titulaire d'un diplôme suivi de licence ou l'équivalent, suivie d'une pratique professionnelle de 3 ans dans la collecte, le traitement et la diffusion d'une information au sein d'une rédaction ou d'une entreprise de presse reconnue par l'État".
Il signale aussi que "les conditions d'accès au métier ont été durcies pour filtrer en amont les moutons noirs, remettre de l'ordre dans la profession de journalistes et garantir l'obtention de la carte de presse aux seuls professionnels des médias".
À cet effet, "l'article 121 stipule : quiconque s'est attribué indûment la qualité de professionnel de média dans l'une ou l'autre catégorie des métiers ou qui a publiquement porté un insigne ou emblème destiné à lui faire jouir de cette qualité ou à l'exercice de cette profession ou qui en un indûment tiré bénéfice est puni conformément aux dispositions du code pénal".
Patrick Muyaya atteste aussi que "pour réduire le nombre de plaintes enregistrées contre les journalistes, le droit de réponse a été consacré comme une réparation à l'égard de la personne lésée. Conformément à l'article 112 de la nouvelle loi, qui vise à permettre la protection des journalistes, l'obligation est faite à toute personne lésée par une publication de saisir le média concerné qui s'engage à publier ledit droit de réponse dans les conditions fixées par la loi. À défaut, les instances judiciaires peuvent être saisies par les personnes lésées pour obtenir réparation".
Le ministre de la Communication et Médias "pense avoir fait un pas considérable dans la marche vers la dépénalisation (des délits de presse). L'autre changement, c'est la promotion de la viabilité économique des organes de presse. Le principe de l'octroi de l'aide directe et indirecte à la presse a été renforcé. Les exonérations fiscales sont accordées en faveur des entreprises de presse".
En outre, "face à l'impératif de l'adaptation de la nouvelle loi aux réalités médiatiques actuelles, cette loi prend en compte la nouvelle catégorie de médias dont la presse en ligne. Avec les différentes parties concernées, nous travaillons à conformer les médias existants aux prescrits de la nouvelle loi. Nous avons 6 mois pour le faire".
Pour lui, le Chef d'État "a relevé le défi principal dans notre secteur en dotant la presse congolaise d'une loi mère, moderne, après plus de 27 ans. Dans cette loi, vos engagements pour une presse libre, des médias viables et des journalistes professionnels sont tenus sans ambiguïté. Nous travaillons sur les mesures d'application pour rendre effectif ce qui a été cristallisé dans la loi. Cette nouvelle dynamique augure des lendemains meilleurs. Vous dites ce que vous faites. Vous n'avez pas que poser des bétons, mais surtout des fondations".
Auteur

Barick Bwematelwa
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